NOMAd

Project type: 
Date: 
November 2017 to April 2020
Leader: 
DISP
DISP leader: 
Partners: 

GIHP (entreprise), RESSOURCIAL (GCS), Labo LS2N (IMT)

Le transport sanitaire est un poste de dépense très important pour l'État et les collectivités locales. Pour l'année 2010, il a été évalué à 3,5 milliards d'euros pour 5 millions de bénéficiaires. Une part de ces transports est liée au secteur médico-social pour lequel les besoins logistiques, contrairement aux transports d’urgence, sont souvent connus à l’avance. À travers le développent d’une application informatique gestionnaire des transports, notre objectif est d’exploiter cette connaissance anticipée des besoins pour améliorer l’efficience des ressources mobilisées en partageant celles-ci sur plusieurs prestations logistiques gérées en parallèle. Ainsi cette mutualisation des prestations permettrait à la fois de réduire l’impact financier et environnemental de ces déplacements qui sont encore pour l’essentiel réalisés avec des véhicules à motorisation diesel. Afin de garantir une bonne adhésion des publics impactés, une attention particulière doit être portée sur l’impact d’une telle mutualisation sur les pratiques des usagers et leur environnement (aidants familiaux, établissements médico-sociaux, etc.). Sur le bassin de la Métropole de Lyon cette activité représente 4 millions de km/an pour 245 000 transports adaptés, essentiellement en motorisation diesel, soit 1,42 millions de kg eq CO2 (base www.ecoinvent.org).
Dans le but de réduire les coûts induits par le transport sanitaire et le nombre de kilomètres parcourus (et donc les émissions de CO2), ce projet vise à réaliser un système d’aide à la décision permettant aux différents acteurs de cette activité d’interagir et d’optimiser les transports des personnes en situation de handicap entre la structure médico-sociale qui les accueille et leur domicile. Il visera donc à établir des plannings de transport hebdomadaire, répété sur toute une année et à proposer un outil apte à prendre en compte au quotidien les évolutions des besoins et des contextes.
Cet outil d’aide à la décision prendra la forme d’un web service et d’une application mobile.
Par l’optimisation des trajets, nous ciblons une baisse a minima de 15 % du kilométrage parcouru, soit un gain annuel de 213 000 kg eq CO2 (la baisse de 15 % est une baisse minimale « pessimiste », les première analyses donne une réduction entre 15% et 30%).
Par la prise en compte de contraintes spécifiques aux véhicules électriques (temps de recharges, distances maximales), nous anticipons la mutation future du parc de véhicules thermiques (aujourd’hui diesel).